Un bijoux d’hôtel particulier

Escalier-Caumont

A Aix en Provence, dans le quartier Mazarin, à deux pas du Cours Mirabeau, se dévoile l’Hôtel de Caumont, l’un des plus beaux hôtels particulier de la ville.  J’ai eu le bonheur de visiter ce joyau d’architecture du XVIII qui vient de renaître après une complète et splendide restauration. Devenu Centre d’Art, il se fait désormais l’écrin d’expositions. 

Avant que d’admirer l’exposition du moment – Canaletto, chantre de Venise -, c’est de la beauté de cet hôtel « entre cour et jardin » que je suis tombée amoureuse. De son portail, de sa cour d’honneur, des ferronneries ouvragées du balcon et de celles de l’escalier qui dessert les étages, des atlantes arc-boutés semblant soutenir l’hôtel qui dominent le hall, du salon de musique et de la chambre « de princesse » de Pauline, Marquise de Caumont.

Les petits salons thématiques, délicieusement re décorés, abritent désormais le Café Caumont. Mon cœur balance entre l’exquis petit salon chinois, tendu de rose et peuplé d’oiseaux exotiques, prêt à accueillir confidences et conversations privées; et les salons des putti et celui des rinceaux, petites merveilles où domine le parme, dressés pour le déjeuner.

Atlante regardant vers le passé

Atlante regardant vers le passé

Le jardin à la française et sa broderie de buis, incrustée du lapis lazuli de sauges bleues, est un havre de paix, bruissant doucement de la fontaine des Trois Tritons. Il est dominé par le jardin du haut, désormais exquise terrasse pour un thé ou un déjeuner à l’ombre des grands parasols.

Devenu Centre d’Art, l’Hôtel de Caumont a été commandé en 1715 par François Rolland de Réauville, marquis de Cabannes, pour abriter sa charge de Président de la Cour des Comptes d’Aix en Provence. Il est l’œuvre de Robert de Cotte, intendant et premier architecte des Bâtiments du Roi.

 

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