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En passant

URGENCES

La vitre froide embuée. Neige mouillée. La voiture, froide, qui hoquette. La nuit. Noire. L’asphalte charbon brillant. Mouillée, la route. Les phares qui aveuglent. Crus, blancs, bleus, jaunes aussi. Inquiétude. Ventre noué par l’inquiétude. Il est blanc, il a mal. Se dépêcher, se garer. Urgences médicales.

Les portes vitrées, tatouées, pour pas se blesser.  Hall carrelé, blanc. Vide, par chance. L’accueil impersonnel. Une banque, une vitre entre. S’approcher. Décliner son identité. L’interne. Baille. Terne. Blouse blanche, sourire jaune. Etiquette « Etudiant » … en quelle année ? Ne pas penser. Debout. Là, Debout alors qu’il a mal. « Carte Vitale ». Pas « s’il vous plait ». Besoin vital pour lui de s’allonger. Déjà venu ? Adresse. Téléphone. Vitre devant. Vitre derrière. Neige dehors, dans le lever du jour. Infirmière fatiguée. Assise. Pâle, si fatiguée. Paperasse, dossiers ; trie, classe. Regarde dehors. Vacation bientôt terminée ? Chaises métallique alignées, grises, attachées. Prisonnières. Tablettes à intervalles réguliers. S’assoir pendant l’examen. Attendre. Posé là. Seul. Attendre le médecin. Pas toucher les revues/magazines/Direct Matin dépassés. Sales, déchirées. Rien à voir. Ecran noir de la télé. Trop tôt. Dehors la neige.

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Monet, le maître des fleurs

Qui n’a jamais entendu parler des Nymphéas ? Pour ces toiles magistrales, Monet trouvait son inspiration dans son jardin même. Cinq photographes réinterprètent les jardins de Giverny et mon amour des fleurs n’a fait qu’un bond !

pivoines

Pivoines de mon jardin

Pour rendre hommage à ces merveilles, les œuvres de Monet et les jardins eux-mêmes, le Musée des impressionnistes, à Giverny a sollicité cinq photographes contemporains qui ont immortalisé les jardins du peintre en une exposition que je ne manquerais pas d’aller voir. Quatre vingt dix œuvres de Stephen Shore, Bernard Plossu, Henri Foucault, Darren Almond à  Elger Esser. « Photographier les jardins de Monet. Cinq regards contemporains« , jusqu’au 1er novembre 2015 seulement … Viiiite !

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Vous avez dit ringard ?

Qui a dit que la broderie était « has been » ? Celle qui ornait les chambres de nos grands-parents d’abécédaires rétro, reprend du galon. Le point de croix entre autres fait même figure de must dans les intérieurs trendy ! Si les sujets brodés empruntent toujours – volontairement – des codes surannés, le propos peut être parfois décalé, voir corrosif. Bref, proche du langage de la rue ou de celui, si rarement grossier adopté au volant ! A s’offrir ou à offrir ! MarieKyou sur Etsy

T'es-con-quoi-rognée

 

 

En passant

com interne ma tuer

 

 

 

Si tout communicant a le devoir d’être en empathie avec ses clients, la spécificité du responsable de communication interne est d’avoir ses interlocuteurs à demeure, en permanence. Ils sont là, à deux portes, deux étages, deux mails de lui ; du Comité de direction à la cellule Innovation en passant par la DRH et autres porteurs de projets. Etre en charge de la com’ interne, c’est être sur tous les fronts, à la fois.

Les sollicitations sont nombreuses, variées. Les délais souvent incompressibles et les moyens en termes de délégation ou de relais managérial, pas toujours au rendez-vous. Le challenge est permanent. Un métier passionnant ? Oui, passionnant. Et quand le communiquant interne est un passionné, de ceux qui ne lâchent rien,  – parce que  lâcher, c’est trahir, l’autre, et  soi – de ceux qui veulent « transformer l’essai », le communicant interne s’engage. Et comment générer de l’engagement si on ne l’est pas soi-même ? Une évidence. A ceci près, que l’engagement peut rapidement basculer. Pression, attentes, exaltation … Le risque fait son lit du contrat moral.

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En passant

Le tour du monde en 48 heures

 

Dès la sortie du métro Rho Fiera, l'expo joue avec les éléments

Dès la sortie du métro Rho Fiera, l’expo joue avec les éléments

Avec pour thème  » Nourrir la Planète, Energie pour la Vie « , l’Expo Universelle de Milan propose  « à boire et à manger » au gré de ses 140 pavillons-états venus illustrer le propos. Les 29 millions de visiteurs attendus seront bluffés par la beauté du site, l’excellence de l’organisation et l’ingéniosité de clusters thématiques regroupant plusieurs nations autour du café, du riz ou des fruits et légumes. Splendide tour du monde en 2 jours.

A mes petits enfants, je pourrais dire « j’y étais ». L’exposition universelle se passant en

29 millions de visiteurs sont attendus entre le 1er mai et le 30 octobre 2015

29 millions de visiteurs sont attendus entre le 1er mai et le 30 octobre 2015

Europe, l’occasion était trop belle. C’est à Martine, notre excellente « tour leader » que nous devons cette escapade italienne amicale, citoyenne, culturelle et gourmande !

Départ le 2 août de Grenoble, via le col du Mont Cenis. Une aventure en soi qui vaut largement le tunnel du Fréjus : gratuit, bucolique, historique … Bref. A voir !

Arrivée à Milan vers 14 h 00, nous posons nos bagages au B&B de San Ciro.

Le stade Giuseppe Meazza

Le stade Giuseppe Meazza

Enorme !

Enorme !

 

 

 

 

 

 

 

 

Le métro est à 2 pas. Direction le centre ville pour un premier bain milanais. Huit stations plus tard, nous débouchons su la piazza del Duomo ! La cathédrale monumentale est là, devant nous … somptueuse bien qu’écrasée de soleil. Une part de pizza. Debout ! Y a pas une minute à perdre. La capitale du Piemont vaut un reportage à elle seule. C’est la première fois que j’y viens. Ce n’est pas l’honorer que d’y passer si peu de temps. Je me fais la promesse d’y revenir; avec Christelle ou Julia ? La visite du Duomo et le diner face à la dentelle des flèches, au 7ème étage du Rinascente valent seules le déplacement ( Portfolio Milan).

Lundi matin, bon pied (y a intérêt), bon œil, c’est parti pour Rho Fiera, avec quelque milliers d’autres visiteurs. La « ville » expo est facile à « lire ». Plan et éventails nous sont remis par des volontaires arborant un sourire franc et constant. Nous ferons l’impasse sur le pavillon 0, celui de l’ONU, décidés à terminer par lui. La file d’attente est … décourageante.

De part et d’autre d’une vaste allée centrale, les pavillons s’annoncent sans logique apparente. Irlande à droite, République Tchèque à gauche sont les deux premiers. Ne pas se disperser si l’on veut aller à la rencontre d’un maximum des projets des pays qui ont fait le déplacement. Notre stratégie ? Bâbord toute d’abord et tribord demain.

Sur fond de Madonnina, celle-là même qui trône, inaccessible au somment du Duomo

Sur fond de Madonnina, celle-là même qui trône, inaccessible au somment du Duomo

En bon hôte, l’Italie invite à composer une carte postale vivante. C’est l’Irelande qui ouvre le feu, concert à l’appui, puis le Népal, le Soudan. Quand d’ambitieux projets pour développer la ressource en eau potable germent dans les cartons du Quatar, la Belgique imagine des cultures « à la cave », dans de la mousse végétale, évitant la pollution des sols par les pesticides. Affranchie des insectes, les plantes y prospèreraient … En attendant 2050, la bière 2015 est toujours aussi bonne.

Pavillon du Vietnam

Pavillon du Vietnam

Des fontaines à eau, « naturale » ou « frizzante », permettent à chacun de se désaltérer !

Avec le Vietnam, on entre dans le cluster du riz. Plusieurs nations se sont regroupées. Suivront les pays producteurs de cacao et de chocolat, puis c’est le tour café. Me croirez-vous ? C’est la Finlande qui détient le record de consommation. Continue Reading →

En passant

En passant par la Redoute

Modane, dernière halte avant l'Italie

Modane, dernière halte avant l’Italie

Andiamo per Milano. Dédaignant les 20 minutes d’attente à l’entrée du tunnel du Fréjus, l’option du « toit du monde » se dessine rapidement. Franchir le col du Mont Cenis est déjà une aventure en soit. 20150802_112656

Au détour d’un virage, la Redoute et le Fort Marie-Thérèse en témoignent au passage. Une pure merveille d’architecture militaire.20150802_112827

 

 


 

 

Le temps est au beau fixe. L’assiette du grimpeur à la hauteur de nos attentes et les commentaires de la maîtresse des lieux, en costume d’époque, dépasse nos espérances.20150802_120722 Tout, nous saurons tout de ce haut lieu frontière entre France et Italie. L’on franchissait le col en « ramasse » portées par les « marrons », burinés par les éléments, jusqu’en 1800. La route est devenue « impériale » entre 1600 et 1900. La faute à Napo ! La diligence Lyon – Turin mettait 2 jours et demi pour faire le trajet, à l’époque. Hannibal avait du compter un peu plus, avec ses éléphants … Il est devenu le fief des cyclistes et grimpeurs chevronnés.

 

Devenue RN6, elle  voit passer près de 2 000 véhicules par jour. Interdit aux poids lourds, ça vaut largement le Fréjus : gratuit, bucolique, historique … Bref.

A faire !