Le tour du monde en 48 heures

 

Dès la sortie du métro Rho Fiera, l'expo joue avec les éléments

Dès la sortie du métro Rho Fiera, l’expo joue avec les éléments

Avec pour thème  » Nourrir la Planète, Energie pour la Vie « , l’Expo Universelle de Milan propose  « à boire et à manger » au gré de ses 140 pavillons-états venus illustrer le propos. Les 29 millions de visiteurs attendus seront bluffés par la beauté du site, l’excellence de l’organisation et l’ingéniosité de clusters thématiques regroupant plusieurs nations autour du café, du riz ou des fruits et légumes. Splendide tour du monde en 2 jours.

A mes petits enfants, je pourrais dire « j’y étais ». L’exposition universelle se passant en

29 millions de visiteurs sont attendus entre le 1er mai et le 30 octobre 2015

29 millions de visiteurs sont attendus entre le 1er mai et le 30 octobre 2015

Europe, l’occasion était trop belle. C’est à Martine, notre excellente « tour leader » que nous devons cette escapade italienne amicale, citoyenne, culturelle et gourmande !

Départ le 2 août de Grenoble, via le col du Mont Cenis. Une aventure en soi qui vaut largement le tunnel du Fréjus : gratuit, bucolique, historique … Bref. A voir !

Arrivée à Milan vers 14 h 00, nous posons nos bagages au B&B de San Ciro.

Le stade Giuseppe Meazza

Le stade Giuseppe Meazza

Enorme !

Enorme !

 

 

 

 

 

 

 

 

Le métro est à 2 pas. Direction le centre ville pour un premier bain milanais. Huit stations plus tard, nous débouchons su la piazza del Duomo ! La cathédrale monumentale est là, devant nous … somptueuse bien qu’écrasée de soleil. Une part de pizza. Debout ! Y a pas une minute à perdre. La capitale du Piemont vaut un reportage à elle seule. C’est la première fois que j’y viens. Ce n’est pas l’honorer que d’y passer si peu de temps. Je me fais la promesse d’y revenir; avec Christelle ou Julia ? La visite du Duomo et le diner face à la dentelle des flèches, au 7ème étage du Rinascente valent seules le déplacement ( Portfolio Milan).

Lundi matin, bon pied (y a intérêt), bon œil, c’est parti pour Rho Fiera, avec quelque milliers d’autres visiteurs. La « ville » expo est facile à « lire ». Plan et éventails nous sont remis par des volontaires arborant un sourire franc et constant. Nous ferons l’impasse sur le pavillon 0, celui de l’ONU, décidés à terminer par lui. La file d’attente est … décourageante.

De part et d’autre d’une vaste allée centrale, les pavillons s’annoncent sans logique apparente. Irlande à droite, République Tchèque à gauche sont les deux premiers. Ne pas se disperser si l’on veut aller à la rencontre d’un maximum des projets des pays qui ont fait le déplacement. Notre stratégie ? Bâbord toute d’abord et tribord demain.

Sur fond de Madonnina, celle-là même qui trône, inaccessible au somment du Duomo

Sur fond de Madonnina, celle-là même qui trône, inaccessible au somment du Duomo

En bon hôte, l’Italie invite à composer une carte postale vivante. C’est l’Irelande qui ouvre le feu, concert à l’appui, puis le Népal, le Soudan. Quand d’ambitieux projets pour développer la ressource en eau potable germent dans les cartons du Quatar, la Belgique imagine des cultures « à la cave », dans de la mousse végétale, évitant la pollution des sols par les pesticides. Affranchie des insectes, les plantes y prospèreraient … En attendant 2050, la bière 2015 est toujours aussi bonne.

Pavillon du Vietnam

Pavillon du Vietnam

Des fontaines à eau, « naturale » ou « frizzante », permettent à chacun de se désaltérer !

Avec le Vietnam, on entre dans le cluster du riz. Plusieurs nations se sont regroupées. Suivront les pays producteurs de cacao et de chocolat, puis c’est le tour café. Me croirez-vous ? C’est la Finlande qui détient le record de consommation.

 

Des raviolis des Pouilles ! hummm

Des raviolis des Pouilles ! hummm

 

La pause, nous la ferons « en Italie », dans l’un des nombreux restaurants du concept Eataly. L’Azerbaïdjan, le Kazakhstan nous étonneront. Du pavillon du Royaume Uni, j’avoue avoir adoré l’étonnante architecture et la place faite aux sons, ceux d’une nature vibrante, vivante.

J'ai adoré le Pavillon de Grande Bretagne

J’ai adoré le Pavillon de Grande Bretagne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On a enchainé avec la Hongrie, puis l’Espagne et ses moulins de paille colorés, puis Mexico. La Slovénie le disputait à la délicieuse reconstitution d’un sous-bois humide de l’Autriche qui affiche 48% de son territoire en forêt.

Le temps d’attente au Chili nous dissuade. Nous y repasserons; c’est promis. Iran, cluster des céréales, puis le Maroc et son approche par région mettant en avant ses trésors gustatifs. Les ambitieux projets dans les « cartons » du Quatar abordent des modèles extrêmement novateurs pour développer ses ressources en eau potable.

 

 

Un Turkmenistant dont l'emblème est le cheval

Un Turkmenistan dont l’emblème est le cheval

Au bout du bout de l’allée, le Turkmenistant et l’Indonésie. Puis, oh merveille, la navette qui nous a ramenés vers la sortie.

La seconde partie de la visite, nous l’avons entamée par le fond, le lendemain. Dès 10h00, nous avons pris la navette pour remonter l’allée gigantesque et débuter par Oman, l’Estonie, la fédération Russe, la Slovaquie, puis le Japon, Monaco et le pavillon Turc est son étonnante « art food » exposition. Retour en Europe, avec la Suise, avec sa vision ultra réaliste d’un Saint-Gothard nourricier, abreuvant de la fonte de ses neige plusieurs pays limitrophes. Deux installations étonnantes et drôles.

 

Quand il s’agit de nourriture, le pavillon français se devait de tenir toute sa place. Il adosse son propos au « consommer frais, local », prône le repas familial comme remède à la malbouffe. Le saviez-vous, ce mode de repas à la française a été acté au patrimoine mondial de la santé. Tant d’autres pays et d’autres solutions proposées … que je vous invite à découvrir par vous même. Et il y a de quoi faire.

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